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Cartes, affiches murales et autres compléments des manuels scolaires

Si le manuel scolaire demeure le principal outil pédagogique entre les mains - au sens littéral de l’expression - des professeurs et des élèves, il est accompagné, complété et parfois remplacé par une panoplie d’autres instruments au premier rang desquels on trouve les cartes murales de toutes sortes. Imprimées sur feuilles, sur toiles ou sur cartons rigides, elles sont de format tel qu’un seul jeu suffit par classe et doivent être imprimées en caractères tels qu’elles puissent être lues par les élèves placés aux derniers rangs de la classe. 

On pense en premier lieu aux cartes de géographie. Dès 1851, le surintendant Meilleur demande aux inspecteurs de recommander “l’usage [...] des cartes de géographie et des globes, dans les écoles”. (Meilleur, 1852, p. 40). Si l’enseignement de la géographie a fait usage de cartes, les autres disciplines ne sont pas demeurées en reste; lecture, écriture, arithmétique, histoire, hygiène, tempérance, sténographie, agriculture, sciences, ont vu l’utilisation de ces imprimés à grand format.

Cet usage remonte au tout début de l’imprimé à but pédagogique. En 1775, William Brown imprime, à la demande du gouverneur Carleton, “a broadside containing the Alphabets, Spellings” (Tremaine, 1952, p. 97). Premier pédagogue à faire part de ses réflexions sur l’art d’enseigner, Perrault suggère la production généralisée de tels instruments: “Pour éviter la dépense de l’achat des A.B.C. et autres livres, il sera imprimé sur des cartons, en gros caractères, quelques A.B.C.; sur d’autres, des mots d’une syllabe, quelques uns [sic] de deux syllabes; d’autres de trois, quatre, cinq et six syllabes; quelques cartons contiendront des mots entiers; d’autres des phrases, des sentences et quelques uns [sic] des leçons entières, des chiffres, des tables d’Arithmétique et des règles [...] Ces cartons seront exposés aux yeux des écoliers de chaque Classe respective pour être lus, relus et écrits par chaque Classe sans déplacement.” (Perrault, 1822, p. 4). Malheureusement, il semble bien que tous les exemplaires de ces deux productions ont été perdus.

À ces imprimés grand format destinés à être suspendus aux murs de la classe, il faut ajouter d’autres produits à fins pédagogiques également compléments des manuels scolaires: albums à colorier, jeux de cartes, buvards, etc. 

Bibliographie

1822: Perrault, Joseph-François. Cours d'éducation élémentaire, à l'usage de l'école gratuite, établie dans la cité de Québec en 1821. Québec, Nouvelle imprimerie, 1822. xiii, 163 p.
1852: Rapport du surintendant de l'éducation pour le Bas-Canada, pour 1850-51. Imprimé par ordre de l'assemblée législative. Québec, John Lovell, 1852. 49 p.
1952: Tremaine, Marie. A bibliography of canadian imprints 1751-1800. Toronto, University of Toronto, 1952. xxvii, 705 p.

Page modifiée le : 13-05-2016
 

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