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DICTIONNAIRE DES ÉDITEURS


Pour chaque éditeur on trouvera, lorsque des données sont disponibles, un bref rappel historique, la liste de ses publications et une éventuelle bibliographie.

Quelques réflexions au sujet de la notion d’éditeurs dans le domaine du manuel scolaire:

1) Les frontières entre éditeur, imprimeur et libraire sont floues jusqu’au début de la deuxième moitié du dix-neuvième siècle (le terme «éditeur» ne figure dans aucun imprimé québécois avant 1850). Il est donc souvent difficile, pour ne pas dire impossible, de départager les responsabilités éditoriales, au sens actuel du terme, entre les divers artisans qui concourent à la production de tel manuel scolaire; d’ailleurs, un même intervenant peut changer de fonction, tel Ludger Duvernay qui s’identifie parfois seul comme producteur d’un manuel scolaire alors qu’ailleurs il précise que le livre a été imprimé pour la librairie Fabre. J’ai donc décidé d’inclure dans la notion d’éditeur tout organisme ou individu qui s’identifie formellement, en page de titre ou en couverture, comme ayant concouru à la production de tel imprimé, quitte à ce que des études ultérieures départagent les responsabilités. Une telle façon de procéder engendre obligatoirement une double ou triple paternité: ainsi, dans le cas précité, la production éditoriale de tel livre se retrouve répétée à la fois sous Duvernay et sous Fabre, les deux ayant concouru à sa publication.

2) L’édition par les communautés religieuses pose elle aussi des problèmes d’identification. La plupart des communautés qui ont investi massivement le monde de l’édition pédagogique ont commencé par faire affaire avec des éditeurs/imprimeurs locaux avant d’acquérir leur autonomie; ainsi des Frères des écoles chrétiennes qui ont traité avec vingt éditeurs/imprimeurs laïcs avant de s’afficher eux-mêmes comme éditeurs en 1869. Là aussi on trouvera double attribution éditoriale, car il est presque impossible de savoir si l’associé laïc servait de simple imprimeur ou s’il était un bailleur de fonds dans l’aventure commerciale.

3) La notion de réimpression opposée à celle de réédition pose également problème. L’ajout de quelques pages à une grammaire publiée antérieurement signifie-t-elle une réédition alors qu’il peut s’agir d’une simple mise au point exigée par le bureau d’approbation des manuels? Et un éditeur qui publie une nouvelle grammaire ne peut-il pas puiser dans une ancienne parution pour des définitions ou des exemples sans qu’on parle pour autant de rééditions? Le cas est particulièrement vrai pour les communautés religieuses qui pouvaient toujours recycler du matériel antérieur sans se soucier des droits d’auteurs: telle définition de la grammaire se retrouve dans les grammaires des Frères des écoles chrétiennes pendant 150 ans. J’ai donc complètement évacué la notion de réédition pour ne garder que celle de réimpression - même avec des modifications pouvant occasionner un léger changement de pagination - opposée à celle de nouvelle production; le choix comporte nécessairement une grande part de subjectivité que l’on pourra contester à l’occasion d’analyses de contenus.

Le dictionnaire offre présentement les notices des éditeurs qui ont publié de 1765 à 1958.

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Page modifiée le : 12-05-2016
 

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