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OTTAWA (PC) - Les parents qui gagnent 150 000$ et plus par année, doivent s'attendre à payer une pension alimentaire à la mesure de leurs moyens. Dans un jugement unanime, la Cour suprême du Canada a statué jeudi qu'un riche homme d'affaires de Toronto, Thomas Baker, devait payer plus de 10 000$ par mois en pension alimentaire à son ex-épouse pour le soin de leurs deux enfants.
Le juge Michel Bastarache donne ainsi raison à l'ex-épouse Monica Francis. Il maintient également le jugement d'une cour ontarienne de première instance qui avait imposé à M. Baker des paiements de 10 034$ par mois ainsi qu'une somme forfaitaire de 500 000$.
Mme Francis avait la garde des deux enfants depuis la séparation du couple en 1985. A l'époque, Mme Francis, une enseignante au secondaire, qui gagnait 63 000$ par année, avait de la difficulté à joindre les deux bouts. M. Baker touchait un salaire de 945 000$ par année et avait des actifs d'une valeur de 78 millions$.
Au procès en 1997, le juge avait fait remarquer que M. Baker avait adopté le "mode de vie du millionnaire qu'il était". Il ajoutait que les enfants issus d'une famille riche avaient droit à la suite d'une séparation ou d'un divorce, au style de vie équivalent.
Devant la Cour d'appel de l'Ontario, M. Baker avait avancé de son côté que le juge avait la discrétion d'ajuster les paiements à la hausse ou à la baisse. Il n'avait pas fourni de documents financiers pour étayer sa cause. La Cour d'appel déboutait sa cause. Selon son interprétation des lignes directrices fédérales fixant les pensions alimentaires, le juge ne pouvait pas réduire les barèmes proposés.
Sur ce point, la Cour suprême du Canada n'est pas d'accord. Selon le juge Michel Bastarache, les tribunaux "ont la discrétion d'augmenter ou de réduire" le montant de la pension alimentaire prescrite par les lignes directrices lorsque le conjoint qui a l'obligation de payer la pension alimentaire, a un salaire excédent 150 000$ par année. "Le Parlement a choisi de ne pas imposer de limites ou de plafonds sur la valeur des pensions alimentaires et l'appelant n'a pas présenté d'arguments pour inciter cette Cour à le faire", écrit-il dans son jugement. Le juge reconnaît que la situation économique des personnes à revenu élevé doit être prise en compte et que la cour doit tenir compte des "moyens, des besoins et des autres circonstances des enfants, de même que la capacité financière de chaque conjoint."
M. Baker, un ex-pdg de Seven-Up Canada et de Pathfinder Beverages, a donc gagné sur le principe mais cela ne changera rien à sa situation personnelle. Il devra continuer à débourser 10 000$ par mois en pension alimentaire. "
Note: la version française n'est pas disponible au 17 septembre
1999. Vous pouvez recourir à la version anglaise, dans l'intérim
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Page modifiée le : 16-07-2008 |
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